
Une de nos premières dunes, entre Nouadhibou et Nouakchott. Nous avions établi notre tente au pied de cette dune, haute d'une douzaine de mètres, pour nous protéger du vent. On aurait dit une vague géante prête à tomber sur la tente. Elle ne nous a guère protégé, le vent tourbillonnait au pied de la dune et nous environnait d'un nuage de sable permanent.

Nouakchott. On y voit des BMW dernier cri, et des R12 improbables, sans amortisseurs, sans ailes, sans porte, le coffre ouvert sur un chargement inouï. Le tout roulant sur les pistes défoncées de la ville. En fin de vie, les carcasses de voitures sont transformées en murs coupe-vent dans les bidonvilles de la capitale.

C'est l'image-tarte à la crème de la Mauritanie : l'incontournable thé à la menthe, servi en triple, à toutes les heures du jour. On peut rentrer dans la pire baraque au fin fond du désert, avec des bouts de plastique déchirés en guise de toit, les mouches et les chacals pour seuls voisins, on peut être sur d'y trouver au moins : une bouteille de butane avec son bruleur, un plateau à roulette, des verres n°8 et du thé. S'ensuit une technique savante de chute et rechute du thé dans les verres, destinées à faire mousser ledit thé.

Marion, sous la khaïma (tente) traditionnelle. La tente est encore très utilisée, et toujours préférée. Si les hangars (cabanes de bric et de broc, bois et tissu en général) l'ont supplantée, c'est avant tout pour une raison économique. Les familles mauritaniennes y vivent à même les tapis, avec pas ou peu de mobilier.

Le réveillon ! On avait choisi la soit-disant bonne table de Nouakchott. Bon, on ne revient pas dessus. En tout cas les enfants se sont bien amusés.

La Mauritanie, c'est le pays du dromadaire. Ici, on les appelle improprement chameaux. On les voit vaquer un peu partout dans le paysage ; ils sont libres, sans cloture, simplement identifiés par une marque au fer. Les troupeaux sont plus ou moins surveillés par des chameliers. QUelqu'un qui possède une dizaine de chameaux est considéré comme un riche rentier.

Ca, c'est notre chameau. Il ne se passe pas un jour sans qu'un Mauritanien nous propose d'acheter le Toy.

La difficulté, quand on campe dans le désert, ce n'est pas de trouver un endroit. En fait, tous les endroits conviennent... sauf quand il y a des chacals, comme ça vient de nous arriver près de Choum. Bon, mais sinon, la difficulté, c'est de décamper, parce qu'entre 9 et 10 h, le vent se lève, le sable se met à voler, et tout devient plus compliqué.

Le sable... ou plutôt la poussière de sable, ça devient une deuxième nature. On en trouve dans son lit, en se couchant. Dans son assiette, à tous les coups ; et il ne faut pas compter faire la vaisselle de manière impeccable, c'est impossible. On en trouve dans les serrures, dans la voiture. Elle bouche les petits mécanismes de la lampe Coleman ou du réchaud à essence. Elle vole dans les yeux, elle bouche les oreilles. Une calamité.

La famille de Chibani (à droite), près du village de Lejouad. Nous avons partagé quelques jours avec cette famille isolée. Dès qu'on est arrivé, le vieux a tué un agneau pour le repas du soir. On a bu le zrig (lait caillé) traditionnel, bu moult thés à la menthe, mangé le riz-chèvre local, puis campé à coté de leur khaïma.

Du matin, 6 h, au soir 19 h, Chibani faisait le tour de son pauvre champ en secouant une boite de conserve remplie de cailloux pour faire fuir les oiseaux qui mangeaient son mil. Travail de fou, mais dont il était très fier. Cultiver dans ces conditions est, en effet, une gageure.

Mohammed Ali, notre guide, dans la région de Tergit. Il y a trois routes bitumées, totalisant 7000 km, en Mauritanie. Le reste n'est que piste, mettant parfois la voiture à rude épreuve.

Le village de Mhaireth, dans la région d'Atar. On voit la palmeraie, principale source de revenus du village, en arrière plan. La datte ne rapportant que peu de revenus, ce village ne vit véritablement qu'au moment de la guetna, le moment où l'on cueille les dattes.

Dans la khaïma du maire, à Mhaireth. Le maire possédait différentes habitations : une hutte en palme, deux ou trois hangars en brique de sable, et une khaïma, qui est utilisée un peu comme un salon où l'on reçoit, où l'on mange, où l'on discute.

Voiçi la khaïma en question. Nous étions logés derrière, dans un hangar en dur à toit de palmes, spécialement réservés aux visiteurs.

En route vers Choum, au nord d'Atar. C'est un reg (désert de pierres), aux pistes cassantes, mais quel spectacle !

On s'attendait à voir beaucoup de sable doré en Mauritanie, mais c'était une idée reçue. En réalité les paysages sont très variés, parfois relativement verts, comme ici près de Nouakchott, parfois très minéraux avec des pierres noires à perte de vue. Avec, aussi, beaucoup de nuances dans les sables, blancs, dorés, ou pratiquement rouges.
1 Comments:
Salam
Je suis mauritanien, vivant en France (Marseille).
Je vous remercie beaucoup pour les belles photos, excellents commentaires qui figurent sur votre blog.
Votre blog m'a fait voyager pendant plusieurs minutes en Mauritanie. Je suis imaginé au milieu de chacun de vos plans...
J'ai la nostalgie de mon pays ... je trouve qu'il est beau et la presence de personnes genereuses comme vous, qui partagent avec moi ce point de vue me reconforte beaucoup.
En parcourant votre blog, j'ai remarqué tout de suite, votre generosité et ouverture d'esprit, qui contrate beaucoup avec l'attitude generalement adoptée par "les touristes europeens" qui visitent notre pays ...
En effet, vous vous etes interessés aux gens du pays, aux modestes villageois et nomades de ce pays. Vous avez partagés avec eux leurs conditions de vie et leurs pains, en mettant "en veilleuses", les exigences de "confort minimum" qu'ont la majorité des touristes... C'est de celà que j'ai deduit vos caracteres genereux et votre ouverture d'esprit.
Je vous remercie encore une fois pour ce merveilleux voyage que vous m'avez offert genereusement.
Mes meilleurs sentiments
Abdallah
PS
Je remarque que votre blog n'a pas été mis à jour depuis plus de 20 jours... J'aurais esperer y lire, une synthèse de votre voyage et vos impressions (à froid), sur la Mauritanie.
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