3.20.2006



En avant sur la route de l'Espoir, direction les campements nomades pour Patrick et la vie mauritanienne à Oualata pour les enfants et Valérie. On va parfois jouer dans les dunes avec la voiture, mais c'est pour le fun, on ne peut pas vraiment avancer là-dedans et en général on contourne les cordons de dunes.

Un peu de sport, ça fait pas de mal pour Valérie qui a des kilos à perdre ;-) (Propos de Patrick)Regardez cette silhouette élancée et dynamique (propos de Valérie)






Spécialement pour notre nièce Camille, qui vient de sortir de bulle ; voici les fameuses perles de Kiffa, qui protègent du mauvais oeil. Celles-ci sont des perles modernes, les perles anciennes sont d'un dessin plus fin. C'est fait en pâte de verre.



Abdelramane, le rebelle. Comme j'ai pu le constater, l'esclavage est une réalité en Mauritanie. Dans les campagnes, les relations entre Beydanes (Maures Blancs) et Haratines (Maures noirs) en est strictement au Moyen-Age : une relation de seigneurs à serfs. Abdelramane est l'un des seuls qu'on ait rencontrés qui ait décidé de s'affranchir (prix de la liberté d'un esclave ici : 60.000 ouguiyas soit 200 €), mais son ancien maître vient régulièrement détruire, avec l'aide du préfet de la région, les maigres baraques qu'il construit.

Voici l'ameublement type d'une maison en Mauritanie. Derrière le maître des lieux, le meuble que l'on voit est prévu pour le transport à dos de chameau. Quelques tapis, une valise, quelques callebasses, un sac de riz, une guerba, un foyer à charbon, une théière, quelques coussins forment l'essentiel de l'équipement.

A gauche, le serviteur -un Haratine, donc- qui prépare le plat national : la chèvre au riz, à la graisse de chèvre, à déguster après un apéro de chèvre en ragoût. On laissera un peu de chèvre pour le petit déjeuner bien sur. On mange toutes les parties de la chèvre (sauf les sabots ;-) et la peau est transformée en guerba (gourde).

Oualata, et ses peintures traditionnelles. Nous y sommes restés un mois et demi : les enfants et Valérie habitaient l'auberge du Bon Accueil, pendant que Patrick faisait le tour des campements nomades vers Tichit et Bassikounou.




La petite Sahara, petite-fille de Nana, qui nous a accueilli dans son auberge du Bon Accueil à Oualata, pendant un mois et demi. C'était l'amie de Mathieu et la grande soeur de Marion ; on faisait partie de la famille de Nana. Tous ont été très soucieux de notre bien-être.


Le jour de notre départ, Nana (au centre) a offert aux enfants deux tenues spécialement confectionnées et brodées par ses filles. Le tout aux couleurs de Oualata. Beaucoup d'émotion, au moment du départ (j'en suis émue encore... sniff... (Valérie))


Au rythme du tambour et du chant je danse avec mes amies Zi, Mozidane, Lalaïcha, Dada, Lala, et leurs copines.Vous pouvez voir la décoration murale réalisée par les femmes. Elles décorent également les murs extérieurs après la saison des pluies, nous avons donc pu admirer leur technique artistique.

Pour fêter comme il se doit le retour de Patrick, qui est parti une semaine en brousse, je me suis fait faire du henné sur les mains, sur les pieds. Le henné possède, dit-on, une puissante baraka.




Hyba, un des nomades chez qui j'ai vécu quelques jours. Il était vierge de toute instruction, hormi la connaissance du Coran, qu'il psalmodiait à tue-tête à la tombée de la nuit. Il pensait que ses vaches pesaient 70 kg (un coup du boucher, sans doute). A trente ans, il avait la fraicheur d'un enfant. Quand je suis arrivé avec la voiture, il ne savait pas comment y monter et fut épaté par le vent froid à l'intérieur (la clim). Quand je suis parti, il m'a dit texto qu'il ne pourrait plus vivre sans ma voiture !

Entre Tichit et Oualata, une des pistes réputées les plus dures de Mauritanie. J'y suis allé avec Mohammed, on a pris en stop un infirmier nomade (à droite) chasseur de gazelles ainsi qu'un bédouin local. La photo ne rend pas justice au terrain : ici, on est en haut d'un dénivellé d'environ 800 m, pentu comme, disons, une piste rouge, avec 20 cm de sable mou. La ressemblance avec une piste de ski poudreuse est frappante. A la descente, ça va. A la montée, il vaut mieux avoir un HDJ80 ;-)

Jeune bédouin. Comme Hyba (plus haut), celui-là n'a jamais connu l'école. Il faut dire que la première est à trois jours de chameau. Les préoccupations premières des Bédouins, ce sont la santé de leurs troupeaux et Allah.



Frère de précédent. Un jour, alors qu'il avait dix ans, Sidi est rentré au campement avec une forte fièvre. Pas de médicaments, pas de connaissances médicales, et première infirmerie à trois jours de chameau : il en a survécu, mais avec des séquelles psychomoteur irréparables. En brousse, quand ils sont malades, les gens tombent comme des mouches, comme dit notre ami Marcus.

Le campement des deux enfants ci-dessus, en plein désert, entre Tichit et Oualata. Simplicité, portabilité... dénuement. On est seul, entouré de sa famille et de son troupeau, face au soleil le jour, face aux étoiles la nuit.



Quand le paturage s'épuise, on prend les chameaux, on démonte la tente, et en route. Ceux-ci se déplacaient d'environ 80 kilomètres vers Oualata, deux jours de voyage. La plupart des nomades que j'ai visités (environ une trentaine de campements) se déplaçaient peu, dans un rayon de 30 kilomètres environ. Je n'en ai rencontré qu'un qui disait faire une transhumance au Mali, à 400 kilomètres.

Mathieu, avec son habit de Oualata, en pleine dégustation d'une mangue. Le plus dur, en brousse, est de trouver une alimentation ad hoc, pour nous autres Européens. Par exemple, les Mauritaniens (hors Nouakchott) ne mangent pas de fruits, à part les dattes, quand ils en ont. Dur, dur. Le seul fruit qu'on a trouvé facilement, c'est la mangue. On achetait régulièrement tout le stock de mangues de Oualata.

Campement moderne dans le désert, près de Bangou. Mohammed prépare son indispensable thé à la menthe, également très apprécié des enfants. Il fait nuit, mais il fait chaud. On a fait un grand feu pour faire cuire le riz au chameau.

1.15.2006

Premières dunes

Une de nos premières dunes, entre Nouadhibou et Nouakchott. Nous avions établi notre tente au pied de cette dune, haute d'une douzaine de mètres, pour nous protéger du vent. On aurait dit une vague géante prête à tomber sur la tente. Elle ne nous a guère protégé, le vent tourbillonnait au pied de la dune et nous environnait d'un nuage de sable permanent.





Nouakchott. On y voit des BMW dernier cri, et des R12 improbables, sans amortisseurs, sans ailes, sans porte, le coffre ouvert sur un chargement inouï. Le tout roulant sur les pistes défoncées de la ville. En fin de vie, les carcasses de voitures sont transformées en murs coupe-vent dans les bidonvilles de la capitale.






C'est l'image-tarte à la crème de la Mauritanie : l'incontournable thé à la menthe, servi en triple, à toutes les heures du jour. On peut rentrer dans la pire baraque au fin fond du désert, avec des bouts de plastique déchirés en guise de toit, les mouches et les chacals pour seuls voisins, on peut être sur d'y trouver au moins : une bouteille de butane avec son bruleur, un plateau à roulette, des verres n°8 et du thé. S'ensuit une technique savante de chute et rechute du thé dans les verres, destinées à faire mousser ledit thé.







Marion, sous la khaïma (tente) traditionnelle. La tente est encore très utilisée, et toujours préférée. Si les hangars (cabanes de bric et de broc, bois et tissu en général) l'ont supplantée, c'est avant tout pour une raison économique. Les familles mauritaniennes y vivent à même les tapis, avec pas ou peu de mobilier.






Le réveillon ! On avait choisi la soit-disant bonne table de Nouakchott. Bon, on ne revient pas dessus. En tout cas les enfants se sont bien amusés.









La Mauritanie, c'est le pays du dromadaire. Ici, on les appelle improprement chameaux. On les voit vaquer un peu partout dans le paysage ; ils sont libres, sans cloture, simplement identifiés par une marque au fer. Les troupeaux sont plus ou moins surveillés par des chameliers. QUelqu'un qui possède une dizaine de chameaux est considéré comme un riche rentier.





Ca, c'est notre chameau. Il ne se passe pas un jour sans qu'un Mauritanien nous propose d'acheter le Toy.










La difficulté, quand on campe dans le désert, ce n'est pas de trouver un endroit. En fait, tous les endroits conviennent... sauf quand il y a des chacals, comme ça vient de nous arriver près de Choum. Bon, mais sinon, la difficulté, c'est de décamper, parce qu'entre 9 et 10 h, le vent se lève, le sable se met à voler, et tout devient plus compliqué.





Le sable... ou plutôt la poussière de sable, ça devient une deuxième nature. On en trouve dans son lit, en se couchant. Dans son assiette, à tous les coups ; et il ne faut pas compter faire la vaisselle de manière impeccable, c'est impossible. On en trouve dans les serrures, dans la voiture. Elle bouche les petits mécanismes de la lampe Coleman ou du réchaud à essence. Elle vole dans les yeux, elle bouche les oreilles. Une calamité.




La famille de Chibani (à droite), près du village de Lejouad. Nous avons partagé quelques jours avec cette famille isolée. Dès qu'on est arrivé, le vieux a tué un agneau pour le repas du soir. On a bu le zrig (lait caillé) traditionnel, bu moult thés à la menthe, mangé le riz-chèvre local, puis campé à coté de leur khaïma.






Du matin, 6 h, au soir 19 h, Chibani faisait le tour de son pauvre champ en secouant une boite de conserve remplie de cailloux pour faire fuir les oiseaux qui mangeaient son mil. Travail de fou, mais dont il était très fier. Cultiver dans ces conditions est, en effet, une gageure.







Mohammed Ali, notre guide, dans la région de Tergit. Il y a trois routes bitumées, totalisant 7000 km, en Mauritanie. Le reste n'est que piste, mettant parfois la voiture à rude épreuve.









Le village de Mhaireth, dans la région d'Atar. On voit la palmeraie, principale source de revenus du village, en arrière plan. La datte ne rapportant que peu de revenus, ce village ne vit véritablement qu'au moment de la guetna, le moment où l'on cueille les dattes.







Dans la khaïma du maire, à Mhaireth. Le maire possédait différentes habitations : une hutte en palme, deux ou trois hangars en brique de sable, et une khaïma, qui est utilisée un peu comme un salon où l'on reçoit, où l'on mange, où l'on discute.








Voiçi la khaïma en question. Nous étions logés derrière, dans un hangar en dur à toit de palmes, spécialement réservés aux visiteurs.










En route vers Choum, au nord d'Atar. C'est un reg (désert de pierres), aux pistes cassantes, mais quel spectacle !










On s'attendait à voir beaucoup de sable doré en Mauritanie, mais c'était une idée reçue. En réalité les paysages sont très variés, parfois relativement verts, comme ici près de Nouakchott, parfois très minéraux avec des pierres noires à perte de vue. Avec, aussi, beaucoup de nuances dans les sables, blancs, dorés, ou pratiquement rouges.

12.19.2005

Long is the road




Embarquement sur le Berkane, à Sète. Bateau marocain, ambiance marocaine : voitures surchargées raclant le sol, horaires élastiques, bateau viellot, danse du ventre au bar, douaniers au Bic, le tout avec le sourire, toujours.





"Tu vois ça, devant ? C'est l'Afrique !"





Vers Casa, fin de l'autoroute, début de la route cotière. Et quelle route cotière ! Serpentant sur de hautes falaises, dominant des plages immenses, interminables, traversant de multiples petits villages, le tout sur 2000 km jusqu'à la frontière mauritanienne. On a aimé.








Beaucoup de voiture, donc, pour les enfants ; mais ils s'y sont bien fait. L'arrière de la voiture est devenu leur cabane. Très apprécié : la séance cinéma sur l'ordinateur de papa.










La voiture marche bien, on confirme. On est d'accord pour dire qu'elle peut nous emmener jusqu'en Afrique du Sud ;-)












Essaouira. On y est resté quelques jours, c'était la pause à mi-parcours. Entre autres, il y avait une dent à réparer (cassée sur le bateau).
Essaouira, c'est une jolie médina, propre, animée, touristique ; un peu le Mykonos du Maroc, ou le Saint Tropez, si on veut.





Ci dessus, un camping assez incroyable, près de Layoune. Il est à vendre, si vous souhaitez du calme. Je ne sais pas si la photo rend justice au paysage, mais c'était assez extraordinaire. Alimentation en électricité par éolienne et en eau par une source salée à proximité.




Ci dessus, dans le camping en question. Bac à sable géant pour les enfants. A droite, l'entrée à Guelmsim. Arriverait on sur les terres du dromadaire ?











Les enfants, lors d'une halte. Nous sommes aujourd'hui à Nouadhibou, en Mauritanie. On vous enverra des photos du désert, bientôt. C'est magique !!

12.04.2005

4 décembre 2005, 16h23


Et oui, presque 1/2 heure d'avance sur l'horaire prévu.
Tout peut arriver...



Dès fois que l'Afrique ça soit juste après Tremeven, mieux vaut prévoir le soleil...



L'airbag de plafond. Invention maison.



Check-list.
Meinnnnnnnnn où est l'chéquier chérrrrie ?




Heinnnnnnnnn heinnnnnnnn
A droite en sortant d'chez Boulic chéri, a droite !